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« En 2007, le voyage de groupe Les 2 Caro avait attiré des skieurs et planchistes vraiment motivés. Et par un heureux hasard, le calibre était assez homogène; on faisait donc nos virages tous ensemble. Un rituel s'était créé : le matin, dès que la gondole se mettait en marche, ceux qui étaient prêts faisaient une première descente, de haut en bas sans s'arrêter, jusqu'à l'accès de la gondole ... où les « retardataires » les rattrapaient. D'un matin à l'autre, le groupe se préparait de plus en plus vite pour ne pas manquer ce warm-up – ou plutôt cette course – matinal ! » - Caroline Samson, cliente et organisatrice de groupes
« J’ai toujours eu de belles expériences de voyages de ski avec Voyages Gendron, entre autres une année à Jackson Hole, il faisait très froid, on avait beaucoup d’espoir d’avoir une bonne précipitation de neige. Au début de la semaine on a eu de l’excellent ski sur des pistes damées, mais au milieu de la semaine est tombée une tempête de neige d’environ 25 pouces, une fin de voyage exceptionnelle! » - Stéphane Beaudin, St-Jean-sur-le-Richelieu
Jackson Hole
Par Alain Bisson, collaborateur spécial
Peut-on, dans une revue comme celle-ci où les reportages sur les destinations de rêve se succèdent, identifier une station de ski qui sort du lot? Je vous réponds oui, parce qu’il s’agit de Jackson Hole.
J’ai fait quelques voyages de ski dans ma vie. Je suis choyé. J’ai visité en Amérique du Nord de plus grosses montagnes, de plus poudreuses, de plus animées, de plus glamours mais aucune ne m’a autant impressionné que Jackson Hole.
Pour un kid de la glisse qui a passé ses premières décennies (et les suivantes) à bouffer du ski à longueur d’année, le premier voyage à Jackson Hole, site du mythique Corbet’s Couloir, est un pèlerinage.
Corbet ’s se trouve dans une catégorie à part. Il a fait l’objet de tant de reportages – j’en ai lu plusieurs - qu’il est devenu le monstre sacré des couloirs en Amérique du Nord et l’objectif, réaliste ou pas, de milliers de glisseurs.
Je connais Corbet’s depuis 40 ans. Je sais comment il faut y entrer, comment il faut négocier le premier virage après la plongée de la corniche et les parois rocheuses qu’il faut éviter à tout prix dans le goulot d’étranglement. Pourtant je n’y ai jamais skié.
On dit de Jackson Hole que c’est le paradis des forts skieurs, notamment à cause de son imposant dénivelé et parce qu’une bonne proportion de son immense domaine skiable intérieur ressemble à ce qu’on trouve ailleurs en hors piste. C’est vrai. Et il ne faut pas s’en priver, si on se sent d’attaque.
Mais savez-vous quoi ? Un des secteurs que j’ai préféré – il est à lui seul grand comme une station moyenne - est le lieu de prédilection des skieurs intermédiaires : les larges sous-bois en aval de Casper Bowl.
Au moment de mon passage, en début de saison, Jackson Hole venait de recevoir juste assez de neige poudreuse pour recouvrir de duvet les obstacles naturels de Rock Garden. Nous étions un groupe de skieurs aguerris, mais nous avons passé de longues heures dans ce secteur à chasser les «lignes» de poudreuse dans une forêt d’immenses conifères bien espacés. Le bonheur en condensé.
Bon, voulez-vous savoir pourquoi je n’ai pas fait Corbet’s ? Il était fermé pour manque de neige. C’est vrai, j’ai un témoin digne de foi pour le confirmer. Cela dit, pour être honnête, je ne suis pas du tout certain que je l’aurais fait, même dans les meilleures conditions. Ma prochaine visite sera le moment de vérité…
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